Logo du cabinet Daim Rousseau

Consultez toutes les actualités de notre Cabinet Daim Rousseau à Casablanca

Vous êtes un particulier ou un professionnel ? Vous souhaitez suivre l’actualité juridique et fiscale nationale et internationale ? ici, vous trouverez tous les articles liés aux domaines du droit national et international.

 

Nos juristes et conseillers sont actifs régulièrement à rédiger des articles de qualité comportant des informations pratiques et complémentaires en rapport avec le droit fiscal, le droit des affaires, le droit social et le droit foncier. Nous vous proposons également des articles traitants différents sujets en rapport avec la gestion des entreprises. 

 

Nous faisons appel à votre curiosité en mettant à votre disposition toutes les informations juridiques et fiscales du moment. 

Nos actualités

Lisez en ligne tous les articles du monde juridique et fiscal.

22 janvier 2025
La TVA dans le secteur de l'enseignement privé au Maroc : Enjeux et perspectives fiscales Le régime fiscal des établissements d’enseignement privé au Maroc suscite de nombreuses interrogations, notamment en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette brève analyse vise à éclairer les spécificités fiscales de ce secteur et à proposer des solutions concrètes pour alléger la charge fiscale pesant sur ces institutions stratégiques pour le pays. Un cadre législatif conçu pour soutenir l’éducation Conformément à l’article 91-1° du Code Général des Impôts (CGI), les prestations d’enseignement et les activités qui leur sont directement liées bénéficient d’une exonération de TVA. Cette exonération vise à alléger les coûts des établissements scolaires et concerne notamment : Les frais d’inscription et de scolarité : Les sommes perçues pour les cours dispensés sont exonérées en vertu de l’article 91-1°-a du Code Général des Impôts (CGI) Les services éducatifs annexes : L’utilisation des bibliothèques, des laboratoires ou encore des outils pédagogiques est incluse, comme précisé par article 91-1°-b du CGI. Cependant, certaines activités commerciales accessoires, telles que les cantines ou la vente de fournitures scolaires, demeurent soumises à la TVA (article 89 du CGI). Cette distinction entre prestations exonérées et imposées crée un déséquilibre fiscal, impactant les établissements dans leur gestion financière. Une exonération aux conséquences contrastées Si l’exonération de TVA sur les services d’enseignement allège les frais directs des familles, elle engendre une absence de droit à déduction pour les écoles. En conséquence, ces établissements supportent la TVA payée sur leurs achats et investissements comme un coût supplémentaire. Cette situation limite leur capacité à réinvestir dans des infrastructures ou à moderniser leurs équipements pédagogiques, créant ainsi un effet pervers. Ce frein financier réduit non seulement leur marge bénéficiaire, mais pourrait aussi les inciter à augmenter les frais de scolarité pour compenser cette charge. Les avantages fiscaux disponibles pour le secteur Pour atténuer les charges fiscales, le système fiscal marocain prévoit plusieurs avantages destinés aux établissements d’enseignement privé, notamment : Exonération de TVA sur les investissements L’article 89 du CGI exonère de TVA les matériels pédagogiques essentiels (ordinateurs, logiciels éducatifs, équipements de laboratoire, etc.) ainsi que les travaux de construction et d’aménagement des locaux destinés à l’enseignement. Cette mesure encourage les écoles à investir dans des infrastructures modernes et adaptées aux besoins des élèves. Exonération de l’Impôt sur les Sociétés (IS) Conformément à l’article 123 du CGI, les établissements privés agréés par les autorités compétentes bénéficient d’une exonération d’IS sur leurs revenus éducatifs. Cette disposition, à condition d’être respectée, permet aux écoles d’optimiser leur gestion fiscale tout en renforçant leur compétitivité. Allègements en fiscalité locale Les exonérations fiscales ne se limitent pas à la TVA et à l’IS. En vertu de la loi 47-06 sur la fiscalité des collectivités territoriales, les écoles peuvent également bénéficier : D’une exonération de la taxe professionnelle pendant les cinq premières années d’activité; D’une exonération de la taxe d’habitation pour les locaux à usage exclusivement éducatif. Ces mesures permettent de réduire significativement la charge fiscale globale des établissements, bien qu’elles ne compensent pas l’absence de droit à déduction de la TVA. Des solutions stratégiques pour atténuer l’impact fiscal Face aux limites actuelles, plusieurs stratégies peuvent être envisagées pour réduire les effets négatifs de la TVA non récupérable : Fractionnement des activités Les écoles peuvent créer des entités juridiques distinctes pour leurs activités commerciales (cantines, ventes de fournitures, transports scolaires). Cette séparation permettrait de déduire la TVA sur ces opérations imposables, allégeant ainsi la charge fiscale globale. Optimisation des exonérations Pour maximiser les avantages fiscaux, il est recommandé de planifier les investissements en fonction des exonérations prévues par le CGI et de solliciter des certificats d’exonération avant tout achat ou importation de biens pédagogiques. Ces démarches permettent de réaliser des économies substantielles sur le long terme. Dialogue avec les autorités fiscales Les établissements peuvent engager des discussions avec la Direction Générale des Impôts afin d’étudier la possibilité de mécanismes spécifiques de déduction partielle pour les achats essentiels à leur mission éducative. Cette approche pourrait aboutir à des solutions innovantes pour le secteur. Une réforme nécessaire pour un secteur stratégique  L’enseignement privé est un pilier fondamental pour l’amélioration du système éducatif marocain. Une réforme fiscale adaptée, prenant en compte les spécificités et besoins du secteur, pourrait permettre à ces établissements de continuer à jouer leur rôle tout en renforçant leur viabilité économique. Un accompagnement juridique et fiscal sur mesure est donc indispensable pour optimiser les performances financières et respecter les obligations réglementaires.
marteau de cour
1 mai 2022
Même si le terme de conflit parait fort, il met en exergue la concurrence qui se livre aujourd’hui entre les communautés, qui usent de la culture comme arme de « softpower » pour influencer les autres et enraciner leur idéologie pour consolider leur suprématie.
Share by: